Pour de nombreux sportifs, le revers de la médaille peut se traduire en différents troubles psychiques. C’est le cas tout récemment de la championne de tennis japonaise Naomi Osaka, qui a quitté le tournoi de Roland Garros avec fracas pour “préserver sa santé mentale”.

Alors que Roland Garros bat son plein depuis une semaine, le début de la compétition a déjà été marquée par une “polémique” autour de la joueuse Naomi Osaka. La japonaise s’est retirée du tournoi après avoir déclaré qu’elle n’assisterait pas aux conférences de presse pour préserver sa santé mentale. Une décision qui lui a valu d’être sanctionnée d’une amende de 15 000 euros et d’être menacée par les organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open) d’exclusion du tournoi parisien voire des trois autres si elle persistait. Naomi Osaka a donc choisi la porte de sortie. La jeune femme de 23 ans s’en est expliquée sur les réseaux sociaux, arguant être sujette à une “anxiété sociale” et avoir subi différents épisodes dépressifs :

“Quiconque me connaît sait que je suis introvertie, et quiconque m’a vue pendant des tournois aura remarqué que je porte souvent un casque audio parce que ça m’aide à atténuer mon anxiété sociale. Je ne suis pas naturellement à l’aise pour parler en public et je ressens d’immenses vagues d’anxiété quand je dois m’adresser à la presse mondiale”, écrit-elle dans son message, publié sur Twitter. “La vérité c’est que j’ai vécu de longues périodes de dépression depuis l’US Open de 2018.”

Le burn-out sportif

Ce boycott médiatisé met une fois de plus en lumière des situations de mal-être psychologique répandues dans le milieu sportif. On se souvient tous de la disparition en novembre 2020 du rugbyman Christophe Dominici, qui avait révélé avoir vécu plusieurs épisodes dépressifs. D’autres sportifs de haut niveau ont confié leurs difficultés psychologiques. C’est le cas de l’ex-footballeur international espagnol Andrés Iniesta ou encore de la légende des bassins, Michael Phelps, tous deux victimes de dépression.

Si les athlètes donnent une image robuste et infaillible, ils n’en sont pas moins des êtres humains, avec parfois même une dose de stress supplémentaire. Mmédiatisation précoce, pression sportive trop forte, surentraînement, périodes de repos trop rares, difficultés à gérer une défaite ou une victoire (…), les facteurs de risque psychique sont nombreux.

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