En dix ans, la situation des hôpitaux psychiatriques français ne s’est pas améliorée, notamment faute de personnel. Le recours à l’isolement et à la contention sur les patients est encore monnaie courante, une pratique que dénonce la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot. Cette dernière a récemment écrit une lettre sévère au ministre de la Santé, Olivier Véran. En réponse, le Parlement a acté un nouveau cadre pour l’isolement et la contention dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2021. Le texte prévoit notamment une durée maximale de « douze heures » d’isolement, renouvelable jusqu’à atteindre quarante-huit heures. Pour la contention, la mesure ne peut intervenir que pour une durée de six heures renouvelable jusqu’à atteindre vingt-quatre heures.

S’ils saluent la mise en place d’un cadre législatif, les syndicats de psychiatres dénoncent le caractère irréaliste de cette loi, par manque de moyens et ont également adressé une lettre au ministre de la Santé. «Nous soutenons et encourageons pleinement les mesures permettant de ne pas recourir à ces pratiques, d’autant plus que ces situations extrêmes peuvent entraîner un traumatisme psychique aux conséquences durables». 

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