1% de la population serait touchée par la schizophrénie en France. Pourtant, difficile pour les personnes concernées de s’exprimer librement sur leurs maux. Par peur du regard des autres, dans les cercles privés comme professionnels, de nombreux malades se taisent. C’est le cas de Maximilien Durant, interrogé par l’hebdomadaire Marianne : “Évoquer la santé mentale n’est pas dans les mœurs. Ça revient souvent à quelque chose de dégradant, qu’on préfère ne pas voir“, justifie-t-il. Les films et séries ont, à ce titre, largement contribué à véhiculer des images négatives voire totalement romancées de ce trouble psychique. Ces clichés, de nombreux psychiatres et soignants tentent de les gommer à l’aide d’une bonne communication autour de la maladie. Pour le Dr Jasmina Mallet, psychiatre chercheuse à l’hôpital Louis Mourier (AP-HP) et membre de la Fondation Fondamental, il est nécessaire de donner dès le départ une définition. “La maladie ne relève pas d’un dédoublement de personnalité, ni d’un excès de violence. Il s’agit d’une représentation complètement inventée des séries américaines“, s’agace-t-elle.

Utilisé parfois à tout bout de champ et sans discernement, le mot “schizophrénie” recouvre une réalité plus complexe qu’une simple humeur changeante ou imprévisible. “La maladie se manifeste principalement par des délires ou des hallucinations. Le malade a un problème de perception de la réalité… Il peut entendre des voix, estimer que tout le monde lui en veut, faire preuve de mégalomanie, tenir des propos incohérents”, explique le docteur Michel Cymès sur RTL. Pour expliquer simplement son quotidien, Maximilien s’est lancé dans la réalisation d’une chaîne Youtube, une façon de briser les tabous à sa manière.

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