La dépression est un mal qui n’épargne pas les enfants. Mais il existe des moyens d’en repérer les signes.

La crise sanitaire que nous vivons est une épreuve pour tous, y compris pour les enfants. Angèle Consoli, pédopsychiatre à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a d’ailleurs fait état de chiffres alarmants en matière de santé mentale infantile, sur France Inter le 22 mars 2021. “Les données épidémiologiques montrent une augmentation des symptômes dépressifs chez les moins de 15 ans, ainsi qu’une augmentation des passages aux urgences et du nombre d’hospitalisations après passage de 80 %”, a-t-elle déclaré.

La particularité de la dépression infantile est qu’elle n’est pas décelable de la même manière que chez les adultes. En effet, les symptômes sont plus difficilement identifiables car les enfants n’ont pas l’habitude de nommer leur tristesse. Mais il existe pour les adultes qui les entourent un faisceau d’indices qui permet de savoir si l’enfant est dépressif ou pas.

Vous pouvez d’abord repérer si il ou elle a changé de comportement. Attention, parfois le changement peut se loger dans un simple détail : il ou elle a cessé de jouer avec son doudou préféré par exemple, il ou elle ne répond plus comme avant quand on l’appelle. D’autres signes peuvent interpeller : une fatigue inhabituelle, moins d’énergie, des douleurs physiques (maux de ventre ou de tête), troubles du sommeil, irritabilité, inquiétude, pleurs… Surveillez également ses résultats scolaires : une dépression peut se manifester par une régression des acquis à l’école ou à la maison (pipi au lit par exemple). Soyez bien évidemment à l’écoute de votre enfant, surtout si celui-ci évoque des pensées suicidaires. Dans ce cas, faites appel sans plus attendre à un spécialiste. Des thérapies destinées aux enfants existent.

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