Les effets délétères de la crise sanitaire sur la santé mentale ne sont plus à prouver. Le premier baromètre de l’Unafam, publié en octobre 2020 a ainsi montré que pour près de 40 % de ses adhérents, cette crise a été synonyme de manque d’accompagnement de la personne malade, associé à un sentiment de solitude face à la situation. “Certains aidants ont pu se sentir livrés à eux-mêmes, abandonnés et se sont épuisés à chercher des solutions pour leur proche“, précise Marie-Andrée Mandrand, présidente de la délégation Unafam 69, Métropole de Lyon et Rhône, dans un article de www.handirect.fr

Une autre enquête menée par l’équipe du Dr. Rey (Unité polaire de Psychothérapies et Psychoéducation du Vinatier) en collaboration avec l’Unafam a révélé que, pendant cette période, plus de la moitié des aidants de personnes malades psychiques présentaient un niveau de dépression significatif, bien supérieur en comparaison de la population générale.

Les leçons du premier confinement ont été tout de même tirées pour le deuxième confinement. Si les hospitalisations sont restées à la hausse, le lien avec les patients s’est amélioré : les services extrahospitaliers se sont adaptés pour exercer un suivi des personnes à distance par téléphone ou téléconsultation, pour programmer des rendez-vous en présentiel si nécessaire.

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